Les Gazelles de la Mer 2015

 

2015, cap sur une nouvelle aventure

En 2015, dans le contexte d’insécurité lié aux différents évènements qui se sont déroulés à l’international, Le Groupe La Poste n’a plus souhaité engager de collaboratrices sur l’édition du Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc.

Les Gazelles sélectionnées sont finalement parties à la rencontre d’un univers tout aussi difficile : elles ont embarqué pour naviguer sur le Belem. Ce bateau construit en 1896 à Nantes est le dernier grand voilier du 19e siècle appartenant encore au patrimoine maritime français.

Retrouvez le livre de l'aventure des Gazelles de la Mer 2015

 

L'édition 2015 en images

 

 

Témoignages de Gazelles de la Mer 2015

 

« Nous sommes au 2e jour de notre périple à bord du Belem. Nous ne voyons plus que la mer à perte de vue. J’ai la sensation que nous sommes seuls au monde ». Marine

« L’aventure Humaine que j’ai vécue est hors du commun, voyager pendant 10 jours sur l’eau, sur un bateau de 57 m de long de Nantes à Galway avec des stagiaires et des marins. C’ est un moment de ma vie que je n’oublierai jamais ». Laura

« Tu nous as permis de nous dépasser en prenant de la hauteur dans ta splendide mâture, tu nous as rendu nos regards d’enfant en voyant jouer les dauphins, tu as su nous faire apprécier les vraies valeurs du travail en commun, et redécouvrir des moments de partage ! Tu as même réussi à nous faire lever à n’importe quelle heure du jour et (surtout) de la nuit et tout ça dans la bonne humeur ! » Florie

 

Sylvie Husson, Gazelle du désert en 2012, a accompagné les Gazelles de la mer 2015 à bord du Belem.
Voici le récit de leur périple :  

Carnet de Bord de Sylvie Husson :

  • Mardi 14 & mercredi 15 juillet 2015
    Les 10 gazelles sont montées à bord hier soir mardi à 23h30, juste après le feu d’artifice lancé à proximité du Belem tout illuminé. Le président de la fondation Belem, Nicolas Plantrou s’est adressé aux gazelles pour leur présenter l’histoire du Belem. Il a également valorisé la participation du Groupe La Poste à cette aventure. Le bateau aura 120 l’année prochaine. Monsieur Plantrou, a également fait un parallèle entre la navigation dans le désert et sur la mer. Les repères ne sont plus les mêmes : il y a un sentiment de « solitaire », c’est l’inconnu. Et, un professeur expert en navigation astronomique pour expliquer sa passion. Les gazelles étaient attendues sur le pont par le Commandant et son second. L’aventure a commencé à ce moment-là… Chaque jour, un affichage permettra d’informer l’ensemble des navigants sur le programme de la journée par « quart ». Anecdote pour Céline : la salle de bain est très confort pour un gréement d’époque ». Chaque quart aura une mission bien définie sur le bateau : navigation, entretien du bateau, nettoyage du pont et des cuivres… (qui sont déjà très lustrés) Nous serons aussi informés des îles que nous longerons. Après une douche, la première nuit a été agitée pour l’ensemble des gazelles mais comme dit Sandra « peu importe les nuits agitées, nous sommes fières et heureuses d’être sur le Belem et de participer à la navigation à l’ancienne ». Le Belem a quitté Nantes à 6h58 au lieu de 6h15 avec la corne brume retentissante. Tout le monde était sur le pont à 6h. Nous devions attendre que le courant de la Loire s’inverse pour que le bateau puisse partir. Le petit déjeuner bien français (confiture bonne maman et pain beurre) a été pris en commun ce matin à 7h. Au moment où j’écris, il est 9h52, et le Belem vient de passer sous le pont de St Nazaire. Les navigants viennent de suivre leur premier cours de voile : Nous avons découvert le nom des 22 voiles, mais aussi le nom des mâts, des cordes, des manœuvres du bateau… avec un vocabulaire très riche. En effet, chaque voile porte un nom, chaque corde également… Mais comme dit Laëtitia, c’est en faisant que nous retiendrons au mieux tout ce vocabulaire ! A présent, nous sommes en direction de Belle île…
  • Jeudi 16 juillet 2015
    Ce matin, nous nous sommes levées à 7h, une vraie grâce mat’, selon les membres de l’équipage ! ll pleut aujourd’hui. Les gazelles malades vont un peu mieux aujourd’hui et gardent le sourire malgré cette épreuve du mal de mer qui peut être dure au quotidien. Nous étions attendus sur le pont de 8h à 12h pour assurer notre 2e quart. A 10h, les gazelles et les autres navigants ont tiré les drisses pour hisser une partie des voiles, dont le cacatois plus précisément (voile carrée), Marine nous raconte : « nous étions, sans l’avoir fait exprès, une cordée de femmes ! Moi, je n’ai pas trop de forces dans les bras mais j’ai tiré avec toute mon énergie pour parvenir à hisser la voile jusqu’en haut du mât. J’ai eu une certaine fierté je l’avoue ». De l’autre côté du bateau, Florie décollait presque du sol du pont pour réussir sa manœuvre. Ensuite, elles ont nettoyé tous les ponts du bateau, équipés d’un saut d’eau de mousse et d’un balai brosse… Et demain matin, notre mission sera de nettoyer les sanitaires… en résumé, nous apprenons la vie à bord à l’ancienne ! Accompagnées d’une personne de l’équipage, les gazelles sont bien encadrées pour les manœuvres ou les missions à assurer. Puis, Laura, Céline, Marine, Vanessa, Sandra et Sylvie se sont aventurées à grimper sur le grand mât, qui mesure 34m au-dessus de l’eau. « Le Belem vu d’en-haut, ressemble à une cathédrale avec toutes ses voiles et ses cordes couleur ivoire. Et un simple rayon de soleil fait briller les cuivres du bateau » commente Sandra. A midi, le déjeuner est annoncé par la cloche qui sonne un coup pour le premier service puis 2 coups pour le service suivant. La mer est plutôt calme tout comme l’ambiance à bord… 14h16, le moteur a cessé de tourner et les voiles prennent le relais... !! Surprise du jour, des dauphins nous suivent pendant une vingtaine de minutes. On est tous sous le charme de ce spectacle naturel. Pendant que certaines gazelles se remettent doucement de leur mal de mer, Laetitia et Sandra apprennent à « choucaner ». A l’aide d’un double câble et des chutes de cordes, elles ont « choucané » pendant 2h30 pour obtenir comme une longue guirlande tissée. Cette guirlande protège les voiles détendues, lorsqu’il y a une manœuvre, pour éviter qu’elles se déchirent ou s’abiment en cognant contre les échelles du bateau. Avant d’assurer leur 3e quart de 20h à minuit, les gazelles ont savouré de bons plats faits maison. Et comme le disent nos cuisiniers, Gaël et Bruno, « il faut proposer un bon menu car un marin qui a faim est grognon ! »
  • Vendredi 17 juillet 2015
    Après une nuit bien mouvementée à cause de la mer agitée, le réveil était un peu raide ce matin pour tout le monde surtout pour ceux qui ont assuré le quart de minuit à 4h du matin. Ce matin, les gazelles sont de nouveau sur le pont à 8h pour démarrer une nouvelle journée. Il est 9h15 et les gazelles viennent de lustrer les cuivres du bateau avec un chiffon, du miror et de l’huile de coude. Elles enchaînent tout de suite après avec l’atelier choucanes. Le bateau a de l’avance dans son timing, il est donc prévu que le Belem fasse une escale en début d’après-midi sur les iles de l’archipel Scilly jusqu’à samedi matin. Vers 10h45, nous apercevons l’archipel de Scilly… Après le déjeuner, vers 13h, premier départ en zodiac vers l’île du Tresco, réputée pour son jardin botanique. Le voyage en zodiac a d’ailleurs été très tonique ! Le paysage ressemble à la Bretagne, notamment le golfe du Morbihan. Anecdote sur l’ile, une dame âgée nous a demandé si nous étions de voyage sur le bateau pirate ! Après avoir profité de randonner sur l’île, nous revenons à bord vers 16h30 pour repartir à 18h30 vers l’île de Sainte-Mary’s où les gazelles dineront ce soir… A Sainte Mary’s, Laura a trouvé son bonheur… une épicerie sur l’île vendait du Nutella ! Elle avait anticipé auprès du commandant, Jean-Alain Morzadec, s’il était possible de monter à bord avec un pot de Nutella. Il lui a répondu « pas de souci, il faudra juste bien le cacher » ! Il est 22h, après avoir diné, (au menu un gros burger frites), les gazelles reprennent le zodiac pour retrouver le Belem. Le bateau est accompagné du soleil couchant… superbe image…
  • Samedi 18 juillet 2015
    Ce matin, les gazelles sont en forme surtout après une bonne nuit réparatrice. La météo est belle et le Belem quittera l’archipel en fin de matinée. Notre premier quart de la journée est de 8h à 12h: nettoyer les sanitaires, puis remonter le zodiac à bord. Les tâches sont finalement vite réalisées… Les gazelles en profitent pour aller sur le spardeck (le pont au milieu du bateau) pour chanter quelques chants marins accompagnées par Willy à la guitare et en stage comme nous. On entend la mélodie de Santiano… L’équipage toujours aussi disponible, sympa et à l’écoute, organisent des ateliers notamment apprendre à faire des nœuds marins. Pour certaines gazelles, une révision chaque jour ne sera pas de trop ! Un petit match amical de lancer de toulines entre Laura et Géraldine (matelot) s’organise. Nous profitons également du beau temps et de la mer calme pour grimper jusqu’à la tête de mât et sur la plus haute vergue du cacatois. La vue sur les îles Scilly est un vrai régal. Les stagiaires expérimentés nous apprennent aussi beaucoup de choses. Après ces quelques jours passés tous ensemble, l’ambiance est vraiment conviviale, on se connait de plus en plus, les gazelles ont été complétement adoptées ! A 14h15, le bateau pilote rejoint le Belem pour qu’il puisse appareiller, c’est-à-dire quitter l’archipel. Le Belem reprend sa route et pour la première fois depuis notre départ de Nantes. Les gazelles sont de nouveau de quart de 16h à 20h. Pas de manœuvre, tout est en place. A 20h, les gazelles dinent… les repas sont pris sur une longue table pouvant recevoir 40 personnes. Par groupe de 3, et à tour de rôle, le service est assuré de A à Z. Mettre la table, apporter les plats, débarrasser, apporter en cuisine la vaisselle, l’essuyer une fois propre. Après le dîner, toutes les gazelles se couchent tôt car le lendemain matin, le prochain quart à assurer est de 4h jusqu’à 8h du matin…
  • Dimanche 19 juillet 2015
    3h45 du matin, un matelot vient réveiller les gazelles ainsi que les autres stagiaires dans le même quart, le quart de 4h à 8h du matin. La mer est agitée, il fait froid, c’est la nuit. C’est la première fois que l’on voit le Belem naviguer de nuit. Nous apercevons seulement les « moutons » sur les vagues. Les gazelles ont rendez-vous sur la dunette (pont arrière du bateau) pour un brief. Arrivées sur le pont, un matelot crie : « La Poste prend la relève !». Les stagiaires du quart de minuit à 4h partent se coucher. C’est Géraldine de l’équipage qui est avec nous ce matin. Elle prend soin de nous, et nous apporte du pain sec pour nous caler l’estomac. A 6h10, finalement la pluie arrive et le vent tombe. Les gazelles partent donc en manœuvre pour carguer les voiles (descendre les voiles). Le bateau poursuit sa route au moteur. 7h15, les gazelles prennent leur petit déjeuner pour reprendre des forces car ce matin, nous sommes de ménage aux sanitaires Ce midi, les gazelles ne déjeunent pas toutes ensemble… la première moitié au premier service à 11h et l’autre moitié à 12h. Le ciel a de nouveau changé, il est bleu sans aucun nuage et le soleil sèche les ponts. La mer est calmée, l’idéal pour que les stagiaires puissent se reposer sur le spardeck, pont au milieu de bateau. Vers 14h, nous avons la visite de dauphins et d’un requin. A 15h, le commandant nous propose une conférence sur l’histoire du Belem. Il raconte l’histoire avec une telle passion et une pointe d’humour sur ses anecdotes vécues que tout le monde est très attentif. A 19h, le premier service du diner est servi… les gazelles sont de nouveau séparées en 2 groupes. Avant de partir diner au 2e service, les gazelles restées sur le pont et les autres stagiaires brassent en pointe les vergues (barres perpendiculaires au mât) pour éviter la prise au vent de travers et équilibrer ainsi le bateau. Vers 20h, le Belem approche du phare de Fastenet au sud de l’Irlande. Une dizaine de dauphins nous suivent pendant plusieurs minutes. Nous sommes tous sur le pont à essayer de les prendre en photo au moment de leur saut. Mission impossible ! Les gazelles se couchent très tôt ce soir car elles vont assurer un quart cette nuit de minuit à 4h du matin !! C’est le quart le plus difficile.
  • Lundi 20 juillet 2015
    Couchées vers 20h30 et réveillées à 23h45 pour assurer le quart jusqu’à 4h du matin, c’est confirmé, c’est bien le quart le plus difficile ! D’autant plus que la météo était vraiment mauvaise, nous étions trempées de la tête aux pieds. Et la mer était très agitée. Heureusement les membres de l’équipage sont toujours aussi sympas à nous soutenir, nous encourager et même nous féliciter de rester jusqu’au bout du quart dans ces mauvaises conditions météo. Les 4h du quart se composent de la manière suivante : en petit groupe, on assure pendant 1h sur le gaillard (pont à l’avant du bateau) la veille (surveiller les éventuels autres bateaux sur notre route). Puis 1h sur la dunette à la barre (pont arrière du bateau) puis 1h de pause pour boire une boisson chaude ou un morceau de pain et enfin 3 fois 20 minutes sur les 3 postes assurés. Petite récompense inattendue à 3h du matin : un matelot nous offre un carré de chocolat avec notre pain sec. Le chocolat n’a jamais été aussi bon de toute notre vie ! Les gazelles se recouchent à 4h du matin… Levées péniblement à 8h, elles prennent leur petit déjeuner pour assurer dès 8h30, le ménage. Ce matin, nous nettoyons toutes les vitres et hublots du bateau. Cette tâche est vraiment plus agréable car nous sommes dehors… Anecdote entre Sylvie et Sandra : « Quand on pense qu’on ne fait même pas les vitres chez nous » ! 9h45, Nana (Bernadette) se confie : « J’ai une perte totale de mes repères sur le bateau, je n’ai plus la notion du temps, de l’heure, de la date, de l’espace dans cette immensité bleue qui nous entoure. J’ai été déboussolée dès le premier jour de navigation. Il n’y a plus que le Belem qui compte. Et le plus surprenant aussi est que nous sommes plus de 60 à bord et on ne se gêne jamais, chacun trouve sa place malgré l’espace réduit ». Pour ma part (Sylvie), je suis heureuse d’avoir retrouvé la vue. Les patchs sont tellement puissants que j’ai eu des troubles de la vision pendant 4 jours… Je voyais très mal et l’écriture était une vraie épreuve. Actuellement, le bateau poursuit sa route vers le sud-ouest de l’Irlande. 10h45, Sylvie, Sandra et Nana sont de service pour assurer le 1er service de 11h. 12h, le 2e service est annoncé avec la cloche qui retentit 2 fois. Le soleil revient… On a de la chance, il pleut la nuit et le ciel est dégagé la journée. Les gazelles sont de nouveau sur le pont du spardeck pour assurer un quart de 12h à 16h. Tant qu’il n’y a pas de manœuvre, elles se reposent. La mer est moyennement agitée et les gazelles profitent du rayon de soleil, même si l’air est froid, pour faire sécher les vêtements trempés de cette nuit : pantalons, gants, chèche… La fatigue se fait de plus en plus sentir mais les gazelles tiennent bon… et pas que la barre. 13h30, le Belem passe entre Little Skellig et Great Skellig au sud-ouest de l’Irlande. Cela ressemble à 2 énormes « îles rocher ». On profite également de cet après-midi sans manœuvre pour aller se doucher mais le bateau penche énormément. Sandra, Marine et Sylvie : « prendre une douche, c’est hyper sportif. On se tient d’une main à la barre des serviettes et l’autre main pour se laver et le tout plaquée contre la paroi de douche ! ». Vers 16h, le commandant m’annonce que le Belem va faire une deuxième escale mardi 21 juillet matin vers 10h. Le bateau a de l’avance et en fin de journée, le bateau, une fois avoir passé la pointe du sud-ouest de l’Irlande, poursuivra sa route en longeant la côte ouest de l’Irlande vers la baie de Galway. 19h, le diner du premier service est servi. Anecdote : le bateau penche tellement qu’au moment du dessert, un saladier entier de compote se retourne complétement et tombe au sol !! Grand cri général dans la salle du diner. Les gazelles se couchent à nouveau très tôt ce soir car le réveil est prévu à 23h45 pour le quart minuit à 4h du matin.
  • Mardi 21 juillet 2015
    23h45, le réveil est difficile… Avec l’expérience de la nuit passée, toutes les gazelles se couvrent un maximum. Bonnets, cirés, pantalons et vestes. Arrivées sur le pont, il fait doux et il ne pleut pas ! Le bonheur ! Les 4h passent assez vite malgré la fatigue. Les gazelles discutent, racontent des anecdotes, Laëtitia avec toutes ses couches de vêtements, imite la marche du pingouin à bord avec le bateau qui penche, tout le monde éclate de rire et ça nous maintient en éveil. Nous avons toujours nos dauphins qui nous tiennent compagnie lorsque nous sommes sur le gaillard. C’est magique de les apercevoir la nuit. Il est 9h25, et tout l’équipage commence à manœuvrer pour préparer le mouillage du Belem vers 10h aux îles d’Aran. 9h52, le Belem jette l’ancre. A 12h, toutes les gazelles montent sur la vergue de la grand-voile pour rabanter (serrer la voile sur la vergue). C’est sûrement la dernière montée dans un mât… Après les 2 services du midi, vers 14h, tout l’équipage part faire escale sur l’île Inishmore en zodiac. Il s’agit plus précisément de la baie de Killeany, celle de Galway est un peu plus à l’Est. Nous avons encore de la chance, le soleil arrive ! L’île est réputée pour sa laine et son fort historique. Randonnée, boutique ou encore pub, l’après-midi est libre pour tous dans cette charmante petite bourgade irlandaise. Tout le monde sera de retour à bord pour 18h… le commandant offre le punch !! Sur le spardeck, l’ambiance est ensoleillée et le commandant, accompagné de ses matelots, chantent les mélodies de marins. Un excellent moment ! Le Belem étant en mouillage jusqu’à demain matin, il n’y aura pas de quart à assurer, une nuit complète et réparatrice bien méritée s’annonce pour tous ! Après le diner du soir, les navettes zodiac repartent sur l’île pour les stagiaires les plus en forme !
  • Mercredi 22 et jeudi 23 juillet 2015
    Une nuit complète enfin… avec une grasse matinée puisque le réveil n’est qu’à 7h ! Belle surprise ce matin au petit déjeuner, des stagiaires formidables nous ont préparé des crêpes cette nuit de 22h à 2h du mat. Un vrai régal ! Merci Gladys, Willy et Christine de nous régaler ! 8h30, les gazelles ont pour mission de lustrer les cuivres sur les ponts : hublots, escaliers… Vers 12h, juste avant le déjeuner, la pluie est de retour. Cet après-midi, le commandant a prévu une virée en mer pour que les stagiaires assurent des virements de bord. Ces manœuvres exigent la présence de tous sur les ponts ! Pour être en forme, les gazelles en profitent pour faire une petite sieste… 14h05, nous voilà tous sur le pont, d’abord pour manœuvrer à bâbord puis à tribord. Les ordres sont criés par le commandant ou les matelots : « Brassez, tenez bon, larguez, choquez (laisser du mou), lovez !! » (ranger les bouts, le cordage). Les manœuvres sont réussies et le commandant du haut de la dunette nous félicite. Et les stagiaires s’applaudissent, quelle prouesse pour nous ! Il est 15h35, voilà le Belem de nouveau vers son cap du mouillage dans la même baie qu’hier soir. Le soleil est de retour... Vers 18h, le Belem arrive à son point de mouillage et l’ancre est jetée. Nous sommes dans la batterie et nous entendons les maillons de la chaîne glisser le long du bateau. Un matelot nous informe que tous les 30 mètres immergés, la cloche sonne. Elle sonne 3 fois donc 90 mètres de longueur de chaîne. Pour info, à l’intérieur du Belem, il y a 3 ancres. Une pour l’ancrage habituel, une autre située près de la timonerie et une troisième appelée la miséricorde qui est la dernière chance du bateau. Il est 21h ce soir, tout le monde a diné. De nouvelles navettes en zodiac sont organisées pour rejoindre l’ile, malgré de gros grains, pour combler les plus fêtards. Demain matin vers 7h est prévu l’appareillage du Belem au moteur. Notre arrivée dans le port de Galway est prévue demain matin, jeudi 23 juillet vers 11h… Le pilote du port guidera le navire à quai. Nous déjeunerons tous à bord une dernière fois… Les gazelles vont profiter de la ville de Galway en attendant le bus vers 17h pour partir direction l’aéroport de Dublin. Merci encore une fois à nos deux cuisiniers qui nous ont « chouchouté » chaque jour avec des bons plats pour nous faire tenir le coup. Merci à tout l’équipage du Belem, leur gentillesse, leur pédagogie pour nous faire partager leur passion et leur bonne humeur au quotidien, de jour comme de nuit. Bon vent à tous !